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  • Sébastien

Kaamelott : premier volet

10 ans après la fin de la série TV, Alexandre Astier nous livre ENFIN l'adaptation au cinéma de son œuvre Kaamelott. Voici notre avis sur le film ainsi que quelques informations techniques qui pourraient vous intéresser.




1. Une maîtrise totale de la conception du film


Alexandre Astier est connu pour ne pas faire les choses à moité. C'est à mon sens une des clés qui expliquent ses succès là où d'autres se cassent les dents. Pour Kaamelott : Premier Volet, il cumule les rôles de réalisateur, scénariste, compositeur, orchestrateur, monteur et producteur (il partage ce rôle avec Agathe Sofer et Henri Deneubourg).


Si vous suivez un peu sa carrière et les différentes interviews disponibles en ligne, vous comprendrez le rapport omniprésent qu'il entretient avec la musique. Il scénarise comme il compose, tout est une question de tempo et de précision (héritage probable de sa formation au conservatoire classique).

Il en ressort un montage très agréable, les scènes ne sont jamais ni trop longues ni trop lentes. La variation des émotions est également très bien dosée, le personnage d'Arthur, par exemple, peut être perçu de multiples façons en fonction que l'on découvre l'univers Kaamelott ou que l'on en soit déjà très imprégné.


Le film dure 120 minutes (qui passent trop vite) et il a nécessité un budget de 15 millions d'euros.


La bande originale est un vrai petit bijou qui contribue à part entière à la réussite du film. Puisant ses inspirations tantôt du Seigneur des anneaux, tantôt de Star Wars, vous pouvez la retrouver sur les plateformes de streaming ainsi qu'en CD et vinyle.


Ici, le lien vers l'album sur Spotify.


2. Un casting "royal"


Voici un extrait de la distribution de Kaamelott : Premier Volet :


3. Cohérence avec la série


Dans la vraie vie, dix années se sont écoulées depuis le dernier épisode de Kaamelott. Pour une cohérence maximale quant au vieillissement des acteurs, l'histoire reprend donc chronologiquement, 10 ans après le dernier épisode. Un bon point qui évite le recours aux effets spéciaux et au maquillage.


Vous n'avez pas vu la série ? Aucun problème, le film se regarde très bien tel quel. Bien sûr, si en revanche vous l'avez regardée, l'histoire sera plus riche et vous aurez accès à énormément de références.


Il ne faut pas s'attendre à vivre un épisode de la série Kaamelott qui serait étendu sur 120 min !


La proposition est différente, l'univers est le même, les personnages également, mais le format est complètement nouveau. Les fans de la série pourront être déçus s'ils ne s'y attendent pas, mais personnellement, je pense que la plupart y trouveront leur compte. Ce film est beau, drôle, bien fait et à certains moments presque émouvant. En tout cas, pour ce qui est du scénario, des dialogues et du montage, rien à dire, c'est du grand Astier dans toute sa splendeur.


4. L'image et la technique


Certains films misent tout sur l’esthétique, la beauté des plans, la qualité d'image, on pense à Blade Runner 2049 par exemple. D'autres, sur les effets spéciaux comme les derniers Fast & Furious. Et d'autres, sur les dialogues et le jeu d'acteur, Le dîner de con en est un parfait exemple. Et puis il y a les réalisateurs comme Alexandre Astier qui se disent que même une comédie doit proposer à la fois le jeu d'acteurs, les dialogues et un aspect esthétique très travaillé.


Le film n'a pas été tourné avec une caméra standard, mais avec une Arri Alexa 65 mm ! Pour les néophytes du matériel de cinéma, c'est une caméra possédant un capteur appelé "moyen format". Les caméras standard ont des capteurs beaucoup plus petits (35 mm contre 65 mm, voir l'image ci-dessous). Il y a beaucoup plus de lumière à rentrer dans la caméra et donc, par conséquent, une qualité d'image très largement supérieure. Cette caméra est normalement utilisée pour les super-productions hollywoodiennes comme Cruella, Venom, Godzilla vs Kong, etc.


La contrepartie est bien entendu la taille des fichiers qui en résulte ; imaginez l'ampleur du travail de montage avec des dizaines, voire des centaines de Téra de fichiers vidéo. Pour l’anecdote, Alexandre Astier a dit dans une interview avoir réaliser le montage chez lui et que le film était stocké sur une pile gigantesque de disques durs. Comme quoi le télétravail s'étend même au monde du cinéma ! Tout cet effort n'aurait évidemment aucun sens si les plans-séquences n'avaient pas été filmés avec le plus grand soin.


Vous l'aurez compris, personne ne sera déçu de l'image !

Comparaison des tailles de capteurs de caméras
Comparaison des tailles de capteurs de caméras
Arri Alexa 65
Arri Alexa 65

5. Conclusion


  • Bande originale (musiques) : 10/10

  • Esthétique du film : 10/10

  • Jeu d'acteurs : 9/10

  • Dialogues : 9/10

  • Scénario : 9/10

  • Note dans le genre : 10/10

  • Note dans l'absolu : 8/10


J’espère que cet article vous aura plu et peut-être même appris des choses. N'hésitez pas à nous proposer des sujets qui vous intéressent en laissant un commentaire juste en dessous, on vous écoute ! 😉


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